« Avec ses cheveux en pétard sur son visage d’ange, Blandine Robin cache bien son jeu. Derrière son sourire lumineux se cache un volcan.
De ceux qui crachent leur lave pour faire bouger les lignes.
A 32 ans, la chanteuse, établie à Genève depuis 10 ans, balance ses mots tout droit sortis du tréfonds de ses entrailles.
Dans « La vie Kexplose », son dernier album, elle parle des tourments de l’âme et de l’amour, mais aussi des inégalités sociales ou des bobos qui l’énervent, sans se soucier du politiquement correct, et sans oublier d’accorder ou de désaccorder les mots et les sons.
Nourrie aux rengaines d’Higelin et de Renaud, elle ne conçoit le chant qu’à travers des textes forts, parfois engagés. Le chant fait partie de sa vie depuis sa très tendre enfance, avant même que sa mémoire n’ait pu l’imprimer. A la maison, la petite Blandine écoute les disques classiques de ses parents, ceux de free jazz de son père ou ceux de be-bop de son frère… Son bac littéraire option musique en poche, elle intègre la Manufacture chanson à Paris et en ressort avec un goût d’écrire renforcé.
C’est alors qu’elle monte son groupe et écume les bars parisiens jusqu’en 2005 où elle décide de revenir dans la région. A Genève, elle se produit au Chat Noir, à Voix de fête, puis dans la région Rhône Alpes au Train Théâtre, à Château Rouge… jusqu’au Québec.
Un premier album « Baïla mémé » est autoproduit en 2008. Fin 2014, c’est au tour de « La vie Kexplose » de prendre forme. Deux formats sont en effet proposés pour ce CD au goût de la maturité féminine : un normal et un autre plus grand (17 par 17), traduisant la fantaisie débordante de l’artiste qui n’hésite pas à mêler riffs et accordéon. »

Extrait d’un article de Sylvie Bollard pour l’Echo des Savoies
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